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PRESSE – Weblody sur Famosa, magazine des femmes en Périgord et Limousin

Article Elodie Seigneur, Weblody dans le magazine Famosa, femme en Périgord

J’ai eu la chance de rencontrer Lucie en Décembre 2024 lors d’un marché à Périgueux dans le magnifique Cloître de la Cathédrale Saint-Front. Elle est revenue vers moi en début d’année pour m’interviewer sur mon travail directement à mes ateliers. Vous pouvez retrouver le magazine Famosa en Kiosque et bureau de tabac/presse dans toute le Périgord et le Limousin. Un magazine qui met à l’honneur les femmes. Je vous laisse découvrir ici la retranscription de son article sur 3 pages:

Article et photo magazine écrit par Lucie Roth, Famosa Mars – Avril 2025

Elodie laisse fleurir son inspiration

Que ce soit dans sa papeterie, ses bijoux ou ses herbiers, Élodie seigneur, à la tête de Weblody, glissé un brin de nature dans chacune de ses créations.

De son bureau, constitué, d’un large plan de travail en bois massif, Élodie Seigneur n’ a qu’à tourner la tête pour contempler la campagne de Montpeyroux (24) qui s’étend à perte de vue sous les yeux. Une véritable immersion quotidienne dans la nature dont elle tire en grande partie son inspiration.

Après avoir créer logos, sites internet et identités visuelles professionnelles pour les autres pendant près de 20ans en tant que salariée, la graphiste a lancé sa propre entreprise, weblody, juste avant la pandémie de COVID. La crise sanitaire ayant ralenti son activité de commande, elle a continué ce qu’elle savait faire, « mais je me suis mise à dessiner de la papeterie, que j’ai mise en vente en ligne et qui a tout de suite marché « , retrace-t-elle. Des cartes de naissance, des « cartes étapes » pour immortaliser en photo les progrès d’un bébé, des affiches décoratives

Ses créations s’inscrivent dans un univers graphique volontairement épuré, poétique et minimaliste et c’est presque par hasard que cette activité vers une autre. « Pour le packaging de mes envois, j’ai commencé à faire sécher des fleurs du jardin. » Elodie tombe immédiatement amoureuse de cette technique qui lui permet de poursuivre son travail de composition graphique « comme un ordinateur sauf que là, je touchais la matière« . Les associations de couleurs, la façon de disposer les fleurs ou les feuillages lui plaisent tout de suite. Au départ, mes herbiers, c’était seulement quelques fleurs, entre deux plaques de verre. Puis la jeune femme, qui aime par-dessus tout mettre du sens dans ses créations et réemployer au maximum, décide de se servir de cadres anciens :  » J’ai appris à découper le verre en carré, en rond et je récupère des chutes de verres, des panneaux cassés, de vieux tableaux… » Pour avoir le moins d’impact environnemental possible en créant, Élodie essaie en effet d’éviter autant que possible d’acheter du neuf. Elle se dirige plutôt vers l’occasion pour se procurer ses outils ou ses fournitures. « J’aime l’idée qu’un objet perdure, qu’il ait une histoire. J’ai toujours ça derrière la tête quand je crée. Un de mes tableaux peut durer des années. Ce n’était pas le cas quand je réalisais des sites internet ou des flyers, ce qui était plutôt frustrant.« 

Sur ces étagères, les fleurs et végétaux qu’elle collecte au fil des saisons et des sorties attendent ainsi patiemment le moment d’intégrer l’un de ses tableaux champêtres ou de se transformer en bijoux. La nature offre de véritables trésors d’esthétique, pour peu qu’on sache les repérer ; Élodie a aiguisé son œil à l’exercice. Elle s’émerveille ainsi de la délicatesse d’un coquelicot, devenu diaphane après avoir séché, ou de la finesse des fleurs de carotte sauvage.  » Elles poussent partout, il faut juste y faire attention « , sourit-elle. Une fois placée dans le bon cadre ou sous le cabochon en verre d’une bague, l’herbe folle se déploie dans toute sa splendeur.

Chutes de bois

La créatrice n’aime rien tant expérimenter, autant les techniques que les matières. Ainsi, elle reste régulièrement de nouvelles choses, au gré de ses envies et de sa fantaisie, qui semble infinies. Elle S’essaie en ce moment à orner des végétaux de feuille d’or, comme un rappel des cadres anciens qu’elle utilise. On trouve sur le rebord de sa fenêtre des enveloppes de physalis en train de tremper dans l’eau, avant d’être délicatement frottées pour n’être réduites qu’à leur fragile squelette. Cette fine dentelle végétal côtoie un morceau de bois de palmier aux tons bruns, piqueté de points noir, dont l’artisane n’a pas décidé quoi faire. «  C’est mon mari, ébéniste, qui m’a donné cette chute.« 

Le bois constitué en effet la troisième corde à l’arc déjà bien fourni d’Elodie. D’abord, il s’agissait de fabriquer, pour elle-même, des modèles de boucles d’oreille originaux. « Je faisais les dessins et Vincent les façonnait pour moi. » Explique-t-elle. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’elle se frotte à la découpe et au lustrage.  » J’aime acquérir des compétences techniques que je ne maîtrise pas. Plus c’est difficile, plus ça me plaît« , constate Élodie. L’engouement suscité par ses bijoux, exposés lors d’un salon, l’a invitée à continuer sur sa lancée.

Comme pour les cadres de ses herbiers, elle récupère des matériaux normalement voués à être jetés. Certains morceaux de bois ne font que quelque centimètres.  » Mais il ne faut pas beaucoup de matière pour faire des bijoux « , souligne la créatrice, heureuse et fière de pouvoir transformer et réutiliser les chutes de bois précieux que son époux emploie pour restaurer des meubles anciens. Buis, ébène, noyer… Toutes les essences séduisent Élodie : «  Je trouve le bois magnifique : tout ses graphismes, ses couleurs… » Elle ne les utilise qu’au naturel, sans les teinter, en leur donnant simplement des formes différentes grâce à la découpe et les agrémente d’apprêts. « Faire des tâches répétitives m’ennuie. Maie même si deux pièces ont la même forme, le veinage du bois fera qu’elles ne seront pas pareilles.« 

Grâce aux ressources quasi inépuisables que lui offre la nature, Élodie Seigneur ne s’ennuiera pas de sitôt.

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